La lutte antidopage

3 janvier 2020

La lutte antidopage

Qu’est-ce qu’est le dopage ?

Le dopage est l’utilisation, par les sportifs, de substances ou méthodes interdites dans le cadre de compétitions/manifestations organisées par une délégation agréée ou autorisée par une fédération délégataire.

Ces substances et méthodes sont inscrites sur une liste qui est établie chaque année par l’Agence mondiale antidopage.

Qui sont concernés ?

Le code du sport français définit le sportif dans son article L.230-3 :

« Est un sportif au sens du présent titre toute personne qui participe ou se prépare :

1° Soit à une manifestation sportive organisée par une fédération agréée ou autorisée par une fédération délégataire ;

2° Soit à une manifestation sportive internationale. »

Quel est l’organisme de lutte antidopage ?

Les Etats ont leur propre législation antidopage. En France, le Code du Sport régit la lutte antidopage dans son Titre III.

Toutefois, l’Agence mondiale antidopage a été fondée dans un souci d’harmonisation des politiques et règlements antidopage.

Quels sont agissements interdits ainsi que les contrôles ?

En France, Les agissements interdits et contrôles sont régis par :

Quels sont les produits interdits ?

L’agence mondiale antidopage dresse une liste d’interdictions qui est valide du 1er janvier au 31 décembre de chaque année.

Ladite liste est subdivisée en 3 catégories :

  • Les substances et méthodes interdites en permanence (en compétition et hors compétitions) : substances non approuvées, agents anabolisants, hormones peptidiques (facteurs de croissance), Bêta-2-agonistes, modulateurs hormonaux et métaboliques et diurétiques et agents masquants.
  • Les substances interdites en compétitions: stimulants, narcotiques, cannabinoïdes et glucocorticoïdes.
  • Les substances interdites dans certains sports: Les Bêtabloquants (Automobile FIA, Billard, Fléchettes, Golf, Ski, Sports subaquatiques, Tir (interdit aussi hors compétition), Tir à l’arc (également interdit hors compétition).

 

Quelques affaires marquantes en matière de dopage

  • 1998 : « Affaire Festina»

Le 8 juillet 1998, soit quelques jours avant le départ du Tour de France, un soigneur de l’équipe Festina fait l’objet d’un contrôle à la frontière franco-belge au volant d’une voiture de l’écurie. Les douaniers découvrent plusieurs produits dopants.

Le soigneur et le directeur sportif passeront aux aveux, ce qui entraînera de lourdes conséquences pour l’équipe. En effet, ces aveux impliqueront plusieurs coureurs dont Richard Virenque.

En conséquence, toute l’équipe sera exclue de la compétition le 17 juillet 1998.

  • 2003 : Carl Lewis

En 2003, un ancien directeur du Comité olympique américain de contrôle antidopage (USOC) révèle des informations compromettantes avec des preuves à l’appui. En effet, l’USOC aurait couvert des centaines d’athlètes américains contrôlés positifs entre 1998 et 2000.

Parmi ces derniers figurait Carl Lewis, le plus titrés de ces sportifs. Ce dernier a été testé positif à trois reprises notamment en 1998 juste avant son départ pour les JO de Séoul. Ce dernier reconnaîtra les faits tout en plaidant l’inadvertance.

  • 2004 : Marion Jones

En 2004, un laboratoire pharmaceutique, Balco, met en cause plusieurs athlètes de haut niveau dont Marion Jones, triple championne olympique. Cette dernière niera les faits avant de reconnaître 3 ans plus tard s’être dopée lors des JO de Sydney.

Elle sera condamnée à 6 mois de prison et 400 heures de travail d’intérêt général pour avoir menti lors de son témoignage lors de l’affaire. Elle a également perdu ses 5 médailles olympiques.

  • 2005 : Lance Armstrong

En 1999, le coureur cycliste américain et septuple vainqueur consécutif du Tour de France est contrôlé positif aux corticoïdes sur le Tour. Ce dernier échappe à la condamnation en présentant un certificat médical. Après cet épisode, plusieurs personnes de son entourage passent aux aveux (son assistant personnel, sa masseuse, ses anciens coéquipiers), mais ce dernier continue de nier.

Le 23 août 2005, le journal l’Equipe publie une enquête révélant que 6 échantillons d’urine d’Armstrong (datant du Tour de 1999) contenaient de l’EPO. Ce dernier niait toujours les faits.

En 2013, Lance Armstrong avoue face à Oprah Winfrey s’être dopé. Il avouera même qu’il était humainement impossible pour lui de gagner ses sept titres sans le dopage.

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